mardi 23 novembre 2010

L'histoire de Moïse et des hébreux dans le Coran (Partie I)


 "[...] Aujourd’hui, Nous allons épargner ton corps afin que tu serves d’exemple à tes successeurs, bien que la plupart des hommes restent indifférents à Nos signes !" (s.10 ; v.91-92).

                                        La momie du Pharaon Mineptah

Naissance et jeunesse
Dieu inspira à la mère de Moïse d'allaiter son enfant et, si elle craignait pour sa vie, de le jeter dans le fleuve (Sourate 28, verset 7). Pour cela, Il lui dit qu’elle devra déposer l'enfant dans le coffre, puis le coffre au fleuve qui le rejettera sur le rivage (s.20, v39) afin que le recueille l'ennemi de Dieu et celui de Moïse (Sourate 20, verset 39). Dieu lui annonce que Moïse sera recueilli par la famille de Pharaon. Il Lui révéla aussi que son enfant lui sera rendu, sera du nombre des envoyés, et qu’Il sera pour la famille de Pharaon un ennemi et un sujet d'affliction.
Arriva le jour où La mère de Moïse dut exécuter l’ordre de Dieu. Recueillit,  c'est l'épouse de Pharaon qui intervient pour qu'on ne le tue pas, car dit-elle, il pourrait leur être utile ou être adopté. Une soeur de Moïse, qui sur les ordres de sa mère avait suivi sa trace, intervient alors pour éviter l'allaitement par une nourrice étrangère et leur proposa une famille d’accueille. C'est ainsi qu'il fut rendu à sa mère (Sourate 28, versets 7-13).
A sa maturité et son plein développement, Dieu lui donna sagesse et science (s.28, v.14).
Un jour, entrant dans la ville à l’improviste, Moïse trouva deux hommes qui se battaient. L’un deux était de son clan tandis que l’autre du clan de Pharaon. L’homme de son clan lui demanda son appui contre celui du clan adverse. Moïse lui assena un coup de poing qui tua ce dernier. Moïse se dit que ce qu’il venait de faire était l’œuvre du démon qui est un ennemi déclaré des hommes, s’évertuant à les égarer. Il demanda donc pardon au Seigneur qui lui pardonna. Sur ce, Moïse promit à Dieu de ne plus prêter assistance aux criminels (s.28, v.16-17).
Moïse demeura dans la ville craintif et à ses gardes jusqu’au matin. Il rencontra celui à qui il donna le dessus la veille, mais celui-ci se moqua de lui. Moïse le traita d’égaré (s.28, v.18)
Quand il voulut le frapper, l’homme lui dit «  Ô Moïse, veux-tu me tuer comme tu as tué une personne hier ? Tu ne veux être qu’un tyran sur terre et non un bienfaiteur ? » (v.19)
Un homme vint de l’autre bout de la ville avec empressement et dit à Moïse que les notables s’étaient réunis pour le condamner à mort, c’est pourquoi il lui conseilla de fuir (v.20).
Moïse sortit donc de la ville craintif et sur ses gardes invoquant Dieu de le sauver de ce peuple injuste (v21).

L’exil
Moïse partit vers Madian, il invoqua Dieu pour qu’Il le mette sur la bonne voie (v22).
Lorsqu’il arriva au point d’eau de Madian, il y trouva une communauté de gens y puisant l’eau, tandis que derrière eux se trouvaient deux femmes qui se tenaient à l’écart. Il leur demanda quel était leur problème. Elles répondirent qu’elles ne se serviront de l’eau que lorsque les bergers seront partis, leur père étant trop âgé pour le faire lui-même (v.23).
Il puisa l’eau pour elles, puis retourna à l’ombre demandant à Dieu sa grâce (v.24).
A ce moment là, lui vint l’une des deux femmes marchant timidement qui lui dit que son père l’appela afin de le récompenser pour son aide. Lorsque Moïse arriva devant le vieil homme, il lui raconta son histoire. Celui-ci lui dit de ne pas avoir peur de ce peuple criminel car maintenant il était sauvé (v.25).
L’une des deux femmes dit à son père d’embaucher Moïse car c’est une personne forte et de confiance (v.26).
Le vieil homme dit à Moïse qu’il voudrait lui faire épouser l’une de ses filles à condition qu’il travaille pour lui huit ans et qu’avec son accord, il pourrait le compléter à dix ans. Il lui précisa qu’il ne voulait pas lui imposer des choses difficiles et qu’il le trouvera parmi les bienfaisants (v.27).
Ce sur quoi Moïse donna son accord ( v.28). Notons que pour Mujahid, Moïse resta à Madyian dix ans comme convenu et enrajouta dix autres années.
                      

                        La rencontre avec Dieu
Après que Moïse eut accompli la période convenu, il se mit un jour en route avec sa famille. Il aperçut un feu du côté d’un mont et dit à sa famille de rester sur place tandis qu’il apporterait quelque nouvelle ou un tison ardent pour se réchauffer (v.29).
Arrivé à l’endroit, Dieu s’adressa directement à lui (v.30). Il dit à Moïse de jeter son bâton qui s’agita sur le sol comme un serpent. Paniqué, Moïse se mit à fuir sans se retourner, mais Dieu le rassura (v.31). Puis Il lui dit de mettre sa main dans l’ouverture de sa tunique qui sortie blanche. Moïse avait toujours peur, et Dieu lui dit de serrer ses bras contre son corps afin de dissiper sa frayeur. Enfin, Dieu lui dit que ces deux preuves sont destinées à Pharaon et ses dignitaires (v.32).
Il lui dit : «  Va trouver ce peuple pervers, ce peuple de Pharaon, pour voir pourquoi ils ne craignent pas le Seigneur. » (s.26, v.10-11).
Moïse répliqua qu’il craignait qu’on le mette à mort pour avoir tué un des leurs (s.28, v.33).
Il demanda que son frère Aaron, plus éloquent que lui, l’accompagne pour l’assister et confirmer ses dires dans cette mission car il craignait qu’on le traite de menteur (v.34).
Dieu dit qu’ils auront Son soutien et un pouvoir tel que leurs ennemis ne sauront jamais les atteindre. Tandis que Moïse, Aaron et ceux qui les suivrons seront les vainqueurs (v.35). Il ordonna de partir avec son frère Aaron vers Pharaon, de lui parler avec un langage conciliant, peut-être sera-t-il amené à réfléchir ou Le craindre (s.20, v.44).
Une dernière fois avant de débuter la mission, Moïse et Aaron dirent à Dieu qu’ils craignaient que Pharaon ne les brutalise. Ce à quoi Dieu répondit qu’ils n’auront rien à craindre car Il sera avec eux pour voir et entendre (s.20, v.45-46)
« Allez donc le voir et dites-lui : « Nous sommes deux envoyés de ton seigneur. Laisse partir avec nous les fils d’Israël et cesse de les tourmenter. Nous t’apportons un signe de la part de ton Seigneur. Paix à ceux qui suivent le droit chemin. Il nous a été révélé que ceux qui refusent de croire et tournent le dos à la foi seront châtiés. » » (s.20, v.47-48).
            
             La confrontation avec Pharaon



Pharaon lui demanda d’apporter cette preuve qu’il détient (s.7, v.106). Moïse jeta son bâton qui se mua en véritable serpent (s7, v107). Puis il étendit la main qui apparut toute blanche aux spectateurs (s.7, v108). Ici, ils assistèrent à deux des neufs prodiges évidents (s.17 ;v.101)
Pharaon traita Moïse de magicien habile, voulant les chasser de leur terre (s.7, v.109-110). Il affirma qu’il n’y avait d’autre dieu que lui, et s’adressant à Hâmân il lui dit de faire cuire des briques et de construire une tour pour qu’il monte au Dieu de Moïse. Mais il pensait que Moïse était un menteur (s.28, v.38).
Il se tourna vers les notables pour leur demander conseil, ceux-ci proposèrent de fixer un rendez-vous avec Moïse et Aaron tandis qu’ils ramèneront les meilleurs magiciens du Pays (s.7, v.111-112).
Ce qu’ordonna Pharaon : « Amenez-moi tout magicien habile ! » (s.10, v.79)
Le jour fut fixé par Moïse qui choisit un jour de fête afin que les gens soient rassemblés au matin (s.20, v.59).
Pharaon promis aux magiciens qu’ils seront parmi ses rapprochés s’ils sont les vainqueurs (s.7, v.113-114). Selon Ibn 'Abbas, les magiciens étaient au nombre de 70.
Les magiciens se concertèrent sur la stratégie à suivre (s.20, v.62) et laissèrent le choix à Moïse de commencer à jeter son bâton. Moïse leur dit « jetez ce que vous avez à jeter ». Ils jetèrent donc leurs cordes et leurs bâtons et ensorcelèrent les yeux des gens qui furent inspirés d’une grande frayeur (s.7 v.115-116) ; ceux-ci semblaient ramper réellement sous l’effet de leur magie. Moïse en éprouva alors une crainte secrète mais Dieu le rassura sur son triomphe final. Il lui ordonna de jeter le bâton de sa main droite qui dévorera leurs artifices (s.20, v.66-69)
Moïse leur dit : « Ce n’est là que de la magie que Dieu rendra vaine, car Dieu ne fait jamais prospérer l’œuvre des pervers ! Dieu par ses arrêts, confirme toujours la Vérité, n’en déplaise aux criminels » (s.10 ; v.81-82).
Moïse jeta son bâton qui engloutit ce que les magiciens avaient inventé (s.7, v.117).
Vaincus et humiliés, les magiciens se prosternèrent en disant croire au Maître de l’Univers, le Dieu de Moïse et d’Aaron (s.7 v.119-121).
Pharaon s’écria : «- Comment osez-vous vous convertir à son culte sans que je vous y autorise ? C’est là un complot que vous avez ourdi dans la cité pour en chasser les habitants ! Vous allez voir ! Je vous ferai couper une main d’un côté et un pied de l’autre, avant de vous faire tous crucifier ! »
- Qu’importe, répondirent-ils, puisque c’est à notre Seigneur que se fera notre retour !
Au fond, qu’as-tu à nous reprocher, sinon d’avoir ajouté foi aux signes de notre Seigneur quand ils se sont manifestés à nous ? Seigneur fortifie notre patience et fais-nous mourir en croyants soumis » (s.7, v.123-126).
Les dignitaires du royaume encouragèrent Pharaon à ne pas laisser Moïse et son peuple semer le désordre dans le pays et d’entraîner sa déchéance et celle de ses divinités. Pharaon répondit qu’ils mettront à mort leurs fils et laisserons la vie sauve aux filles car ils sont à leur merci (s.7 v.127).
Moïse tenta de rassurer les enfants d’Israël en leur demandant d’invoquer l’assistance de Dieu  et de patienter. La terre appartenant à Dieu, il la donne à qui il veut parmi ses serviteurs (s.7 v.128).
Les enfants d’Israël dirent : « Nous mettons notre confiance en Dieu. Seigneur ! Ne fais pas de nous une tentation pour ce peuple d’oppresseurs. Protège-nous par Ta miséricorde de ce peuple infidèle » (s.10 , v.85-86).
Dieu ordonna à Moïse et Aaron de prendre des demeures et d’en faire des lieux de cultes (s.10 ; v.87).
Des années de sécheresse et de mauvaises récoltes furent infligées par Dieu à titre d’avertissement. Mais malgré cela ils refusèrent de croire en Moïse. C’est alors que Dieu envoya contre eux le déluge, les sauterelles, la vermine, les grenouilles et le sang comme avertissements distincts mais ils s’enorgueillirent. A chaque fois qu’un châtiment tombait sur eux, ils demandaient à Moïse d’invoquer son Dieu pour qu’il écarte d’eux ce malheur promettant de croire en lui et de laisser partir les enfants d’Israël. Mais une fois que Dieu les arracha de la détresse ils trahirent leurs serments (s.7 ; v.130-135).
Ne crurent en Moïse que quelques jeunes de son peuple, à cause de la crainte d’être durement tentés par Pharaon et leurs notables car Pharaon était hautain et despote (s.10 ; v.83).
 Moïse invoqua Dieu contre Pharaon et ses notables, demandant d’anéantir leurs richesses et d’endurcir leurs cœurs afin qu’ils ne croient qu’au moment où ils seront en face du terrible châtiment (s.10 ; v.88). Dieu exauça ses invocations.
Vint le jour où Dieu ordonna à Moïse de partir de nuit avec ses serviteurs, de se frayer un passage à sec sur la mer sans craindre d’être rejoints et sans éprouver d’inquiétude (s.20, v.77).
Alors que Pharaon voulut les expulser du pays, il  périt, lui et son armée en les poursuivants (s.17, v.103).
Ici la question se pose de savoir pourquoi Pharaon voulut les expulser et pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? La réponse peut venir du fait de l’invocation de Moïse contre Pharaon et du fait, selon les exégèses, de la prise comme butin d’une partie de l’or du peuple d’Egypte par les enfants d’Israël en prétextant un jour de fête juste avant la fuite. Ce butin devait peut-être être considéré comme un dédommagement pour l’asservissement de tant de siècles des enfants d’Israël. Pharaon ne pouvait accepter une telle humiliation, ceci expliquerait pourquoi il se mit à leur poursuite.

                                                   La traversée de la mer

Moïse et les enfants d’Israël franchirent la mer tandis que Pharaon et son armée se lancèrent à leur poursuite par haine et iniquité. Débordé par les flots, Pharaon s’écria ; « Je crois qu’il n’y a d’autre dieu que Celui en qui croient les fils d’Israël, et me soumets totalement à Lui. » (s.10 ; v.90).
Le Seigneur répondit : « C’est maintenant que tu te soumets alors que naguère tu désobéissais et tu te solidarisais avec les corrupteurs ? Aujourd’hui, Nous allons épargner ton corps afin que tu serves d’exemple à tes successeurs, bien que la plupart des hommes restent indifférents à Nos signes ! » (s.10 ; v.91-92).

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4 commentaires:

Anonyme a dit…

mmmmhhh...ya pas de conclusion et de texte - court.....si jdevai doner 1 note se serai 12/20

abdAllah a dit…

Merci pour la note !

Anonyme a dit…

Lis lhistoire des prophètes di tu veu la suite de l histoire ����

Mohamed Farah a dit…

Merci pour tout que notre bon dieu vous benis